
Un acte de cruauté envers un chat à Nice
L'Association Stéphane LAMART était partie civile dans une affaire de maltraitance animale survenue le 22 juin 2024 à Nice (06). Ce jour-là, un individu, âgé de 32 ans, sous l'emprise de l'alcool, a été interpellé après avoir frappé et étranglé un chat sur la voie publique.
Le 22 juin 2024, à 1h50, la Police Municipale de Nice a été alertée par une patrouille de surveillance générale concernant un homme d'origine tunisienne, alcoolisé, en train de frapper un chat qu'il tenait dans ses bras. À l'arrivée des forces de l'ordre, l'individu présentait plusieurs traces de sang sur lui et sur le chat, qui semblait dans un état critique : amaigri, avec une plaie à l'œil gauche, des pertes de poils et une odeur nauséabonde. Des témoins ont confirmé qu'ils avaient vu l'individu porter de nombreux coups de poing au chat et qu'il avait tenté de l'étrangler.
Selon les informations recueillies, l'individu, après avoir été interpellé et placé en garde à vue, a expliqué que c'était « son chat » et qu'il n'était responsable des blessures de l'animal qu'à cause de son manque de coupe des griffes. Cependant, les signes évidents de maltraitance étaient indéniables. L'animal, de toute évidence maltraité sur une période prolongée, était dans un état de souffrance manifeste. Un vétérinaire a confirmé que le chat souffrait d'un hématome saignant au niveau de l'œil gauche, corroborant ainsi la version des faits.
L'association Stéphane LAMART était présente lors de l'audience du 12 février 2025 à 8h30 devant le tribunal judiciaire de Nice accompagnée de son avocat Maître Patrice GRILLON.
Le tribunal a rendu son délibéré. Le Procureur de la République a requis une peine de 6 mois de prison avec sursis, 800 € d'amende, la confiscation du chat et l'interdiction définitive de détenir un animal.
Finalement, le Tribunal a déclaré le prévenu coupable et l'a condamné à 8 mois de prison avec sursis, à la confiscation du chat et à l'interdiction définitive de détenir un animal.
Sur les intérêts civils, le prévenu a été condamné à régler à l'ASL la somme de 500 € de dommages-intérêts et 750 € au titre des frais judiciaires.
Source photo : canva
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