Abattage rituel

L'abattage rituel consiste à laisser les animaux dits de « boucherie » se vider de leur sang. L'animal conscient est alors immobilisé et sa gorge est tranchée. Avec la cadence imposée aux salariés et leur manque de formation, les loupés sont malheureusement fréquents. La souffrance de l'animal est de longue durée. Elle a été étayée par des professionnels de la santé animale et il est ainsi scientifiquement prouvé que l'animal agonise jusqu'à 14 minutes avant de rendre son dernier souffle.

L'article R214-65 du Code rural rappelle que « toutes les précautions doivent être prises en vue d'épargner aux animaux toute excitation, douleur ou souffrances évitables pendant les opérations de déchargement, d'acheminement, d'hébergement, d'immobilisation, d'étourdissement, d'abattage ou de mise à mort ». Toutefois, il existe des exceptions...

En effet, l'article R214-70 du Code rural prévoit que « l'étourdissement des animaux est obligatoire avant l'abattage ou la mise à mort » sauf si cela n'est pas compatible avec la pratique de l'abattage rituel. Cela concerne notamment les représentants du culte juif (pour la viande « casher ») et du culte musulman (pour la viande « halal »). Cette dérogation leur permet de ne pas étourdir les animaux avant leur mise à mort et de les égorger dans un établissement d'abattage par un sacrificateur agréé par le Grand Rabbinat pour l'abattage juif et par l'une des trois Mosquées de Paris, Évry ou Lyon pour l'abattage musulman.
 
La règlementation actuelle n'impose pas que la viande soit certifiée « casher » ou « halal », ainsi leur origine n'est donc pas toujours déterminée. De ce fait, les viandes issues de l'abattage classique et de l'abattage rituel peuvent se retrouver dans le même circuit sans que le consommateur en soit informé...
 
Or aujourd'hui, 74% des français désapprouvent la dérogation permettant de ne pas étourdir les animaux et 80% réclament la mise en place d'un étiquetage du mode d'abattage selon un sondage mené par l'IFOP en 2020.
 
Plusieurs pays d'Europe ont interdit cette pratique, comme le Luxembourg, l'Islande, la Norvège, la Suède ou encore les régions de la Wallonie et des Flandres en Belgique. 
Les Pays-Bas ont durci leur législation, ainsi si l'animal est encore conscient au bout de 40 secondes, il doit être étourdi. De leur côté, certaines régions d'Allemagne et d'Autriche ont pour projet de mettre en place un système de quotas se basant sur le nombre de juifs et musulmans et leurs besoins.
Il faudrait donc que la France se décide à suivre l'exemple de ses voisins européens.
 
L'association Stéphane LAMART est ainsi favorable à l'étiquetage permettant d'identifier le mode d'abattage des animaux afin que les consommateurs puissent bannir de leurs assiettes la viande issue d'animaux égorgés sans étourdissement.
À terme, nous souhaitons que l'ensemble des animaux soient étourdis sans qu'aucune distinction ne soit faite au nom de la religion. Les animaux ne méritent pas de faire les frais de nos croyances et de nos habitudes alimentaires.
Quoi qu'il advienne, nous ne cesserons d'interpeller le gouvernement sur ce sujet, comme nous le faisons depuis des années. Nous vous invitons à consulter le site abattage rituel dont l'Association est partenaire aux côtés de toutes les grandes associations de protection animale.

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